un Pèlerinage sur les pas de Saint Vincent de Paul : mais qui est-il ?

La paroisse organise un pèlerinage du 19 au 22 avril 2017 à Châtillon-sur Chalaronne et à Ars-Sur-Formans sur les pas de St Vincent de Paul et du Curé d’Ars.

Mais qui est Saint Vincent de Paul ?

Saint  Vincent  de  Paul (1581-1660)

Il naît à Pouy le 24 avril 1581. Il n’oubliera jamais que, dans son enfance, il gardait les porcs dans la campagne landaise. Devenir prêtre était surtout pour lui, à l’époque, un moyen d’échapper à sa condition paysanne. Ce sera par la suite une source de convivialité avec les pauvres et les humiliés. Après des études à Dax et Toulouse, en 1600, à 19 ans il est ordonné prêtre.

En 1605, alors qu’il se rendait à Narbonne en navire depuis Marseille, il aurait été capturé par des pirates tunisiens. Il s’échappe et passe quelques temps à Rome et monte à Paris où il devient curé de Clichy (village à cette époque), aumônier de la reine Margot, précepteur dans la grande famille de Gondi. Entre temps, il rencontre Monsieur de Bérulle et le fait d’être appelé au chevet d’un homme très pauvre ;  il est bouleversé par cette expérience.

Il renonce à ses richesses personnelles et adopte une attitude d’humilité, couche sur la paille et ne pense qu’à Dieu. Il postule pour une paroisse rurale à Châtillon-les-Dombes et c’est là qu’il retrouve la grande misère spirituelle et physique des campagnes françaises. Sa vocation de champion de la charité s’affermit.

Il écrit une charte où il souligne la façon de visiter, servir, soigner les pauvres malades, de tenir les comptes. Saint Vincent rappelle que services corporels et spirituels sont intimement liés…

Rappelé auprès de Monsieur de Gondi, il accepte et enrichit son expérience comme aumônier des galères. Ami et confident de Saint François de Sales, il trouve en lui l’homme de douceur dont Monsieur Vincent a besoin, car son tempérament est celui d’un homme «de feu».

          Pour les oubliés de la société (malades, galériens, réfugiés, illettrés, enfants trouvés…) il fonde les Confréries de Charité, la Congrégation de la Mission (Lazaristes) et avec Louise de Marillac, La Compagnie des Filles de la Charité. Il donne de sa personne et il est souvent au poste pour distribuer la nourriture, écouter et réconforter.

         En 1639, sur les champs de bataille de Lorraine (guerre de trente ans) il organise et porte secours aux blessés et mourants. En même temps, Vincent de Paul a conservé ses contacts avec les puissants : le roi, Richelieu, Mazarin qui lui permettent de financer ses actions. Il fut le confesseur de Louis XIII lors de ses derniers instants. Malgré son âge, il continue son action et s’emploie à minimiser les conséquences des guerres qui ravagent la France (en Picardie, en Champagne) et créera des Fondations à l’étranger : Alger, Madagascar, Pologne… A Paris, il crée la Fondation de l’Hôpital du Saint Nom de Jésus en 1654.

«Monsieur Vincent», comme l’appelaient ses contemporains, auprès de lui chacun se sentait des envies de devenir saint. Il meurt, le 27septembre 1660 à Paris, assis près du feu, en murmurant le secret de sa vie : «confiance ! Jésus !» Il sera canonisé 77 ans plus tard, en 1737. En 1885, le pape Léon XIII le déclare «patron de toutes les œuvres charitables». Cet homme d’oraison est devenu capable de tout, la passion du Royaume l’habitait, se voulait à la recherche de la grâce qu’il savait toujours à l’œuvre dans son propre cœur. Sa devise : « Toute notre vie est dans l’action », il fait sien l’exemple du Christ, le missionnaire et le serviteur: «Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres » (Luc 4,18). Il avait un amour profond pour le sacerdoce et la mission. Car «l’Amour est inventif jusqu’à l’infini!» .

Christiane Parmentier

 

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