homélie du diacre Marc pour le dimanche des vocations (4 dim de Pâques)

Chers frères et sœurs, traditionnellement  le 4ème dimanche de Pâques est consacré à la prière pour les vocations sacerdotales et religieuses. Des thématiques sont au cœur de l’évangile d’aujourd’hui : l’écoute, le pasteur, les brebis. Dans la foulée, j’aimerais aborder deux questions importantes : 

– à quoi Dieu nous appelle-t-il ?
– comment entrer dans la logique de l’appel de Dieu ?

Tout d’abord, àquoi Dieu nous appelle-t-il ?

La deuxième lecture tirée de la première lettre de Saint Pierre nous annonce une forme d’appel de Dieu : « Si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu. C’est bien à cela que vous avez été appelés. » Dieu nous appelle non pas pour vivre dans la souffrance mais pour être comblé de sa grâce. Sa grâce c’est le bonheur, la joie et la vie. Ici l’apôtre Pierre nous exhorte à être forts pour supporter la souffrance car le mal qui existe dans le monde peut être une source de tentations. Cette grâce dérive d’une promesse comme nous le dit l’apôtre Pierre la première lecture : « Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » L’appel de Dieu peut être vécu à travers deux modalités : le mariage et la vie consacrée  qui se manifeste par plusieurs formes, pour être pasteur comme  les prêtres, religieux, religieuses, et il y a aussi un autre choix de vie d’être seul pour l’amour de Dieu. Ces  vocations sont intimement liées dans l’édification d’une communauté. La famille a besoin d’un pasteur et le pasteur à sa raison d’être quand il y a les brebis à sa charge. À plus forte raison on voit aujourd’hui comment notre communauté paroissiale cherche à rester unie malgré l’épidémie. C’est toujours dans l’esprit du bonheur que Dieu donne à chacun de nous la grâce de la fidélité à ses engagements. 

Alors comment entrer dans la logique de l’appel de Dieu?

Chacun de nous a besoin de vivre dans le bonheur. On cherche à bien s’orienter. Malheureusement il arrive qu’on soit attiré par la facilité et pas mal de fois cette facilité de vie porte à la perdition. Jésus nous dit aujourd’hui dans l’évangile : « Moi, je suis la porte des brebis (…) Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé. » Nous connaissons bien le rôle de la porte. C’est le lieu de liberté. On peut entrer ou sortir. C’est aussi le lieu de l’accueil. Elle permet de passer vers l’intérieur ou vers l’extérieur. Jésus se présente comme une porte dans le sens du passage. Il est la Porte par excellence. Elle nous conduit vers le Père, vers la vraie vie. En Jésus sont intimement unis l’humain et le divin. Il nous mène donc vers l’ouverture à Dieu et aux autres. Il est le Verbe de Dieu qui nous enseigne comment arriver au Père à  travers de l’écoute, de l’amour et du pardon.

Chers bien-aimés, pour terminer notre partage Dieu nous appel pour vivre son bonheur, sa grâce, pour participer à sa vie de faire œuvre de bien pour les un et les autres. Nous rentrons dans cette vocation  à travers les sacrements  que nous avons  reçus. C’est le Christ notre port qui nous amène vers le  Père.  C’est Lui seul notre pasteur qui nous guide vers la vie éternelle, et c’’est l’Esprit Saint qui illumine nos chemins. 

Demandons à Dieu de nous donner la grâce de passer par cette porte des brebis qui nous rapproche du Père et nous unit aux frères et sœurs. En ce dimanche de vocation, que notre prière soit orientée vers nos pasteurs afin qu’ils puissent être toujours au service des brebis qui leur sont confiées. Prions pour les vocations. Que nos jeunes puissent s’engager pour la cause de l’évangile. Faisons leur confiance. Notre temps a besoin de pasteurs qui rassemblent, accompagnent et aiment les gens. Amen.

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