le P Jean-François médite l’évangile du 5ème mardi de Pâques

Lire Jn 14, 27-31a

« Je vous laisse la paix »

Dans neuf jours, l’Eglise célébrera l’Ascension du Seigneur. Déjà la parole de Jésus à ses disciples parle de son départ vers le Père. Un parcours qui doit passer à la passion sur la croix, à la mort et à la résurrection avant son élévation au ciel. Ce récit se déroule lors du dernier repas après le lavement des pieds (Jn 13, 4-11).

« Je vous laisse la paix ». Comment ? Alors que l’arrestation est imminente ? Paix et croix, ou en d’autre terme, amour et haine se contredisent. Pensons d’abord que la croix est une victoire. Sur la Croix, par sa mort, Jésus va vaincre la peur de la mort, il détruit le mal. Saint Jean Paul II dit : «Sur la Croix du Christ …, toute souffrance humaine a aussi été rachetée». Devant la frayeur de la croix, Jésus annonce la paix qu’il donnera aux disciples et à nous aussi. Autrement dit : il nous laisse sa paix, mais au prix de son douloureux départ de ce monde.

Qui d’entre nous ne recherche pas la paix ? Depuis le jour de l’entré du péché dans le monde, la souffrance humaine est inévitable : douleur physique, douleur morale; douleur psychologique,  douleur spirituelle. La pensée à la mort nous terrifie. La peur de manquer, la crainte d’être rejeté, l’effroi devant la souffrance manifestent notre impuissance lorsque nous nous en remettons exclusivement à nos propres forces humaines. C’est pour cela que Jésus, envoyé par le Père, s’est manifesté en accomplissant une œuvre de paix. Il nous manifeste son amour miséricordieux pour l’humanité. Dieu, dans son amour infini, nous donne le moyen d’acquérir la paix au milieu de la douleur. Cette parole « Je vous laisse la paix » est  toujours valide de notre temps. Seulement, il faut avoir fait l’expérience de  l’amour de Jésus, de sa compassion, de sa sollicitude. Il nous donne sa Parole comme point d’ancrage pour notre fidélité. De notre fidélité à sa Parole dépend notre paix. Toute souffrance humaine, unie à la Croix du Christ, rachète désormais le monde.

Devant la situation critique qui met le monde dans la peur, devant l’adversaire invisible redoutable, le Seigneur est toujours là. Ayons confiance en son amour infini.

Père Jean François RANDIMBIARISON

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