Le P Jean-François médite l’évangile du mardi 05 mai 2020

Jn 10, 22-30

Ce récit se déroule lors de la fête de la Dédicace, fête de la Lumière. Une fête juive qui commémore la nouvelle Dédicace (en 165) du second Temple de Jérusalem, trois ans après sa profanation par Antochus IV Epiphane, roi de Syrie.

L’agressivité se fait toujours plus grandissante autour de Jésus.

Les Juifs viennent pour interroger Jésus sur sa personne et sur sa mission,: « Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! ». En fait, ce n’est pas la première fois qu’on lui demande une pareille question. Déjà au Jn 6, 30, la foule lui demande : «Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? ». Question d’incrédulité ? … Ou question pour le prendre au piège et l’accuser ? Aujourd’hui, Jésus leur répond qu’il le leur a déjà dit et il les met devant le constat de leur incroyance et de leur fermeture à son message.

Cet Évangile s’adresse à nous aujourd’hui. Notre foi se base-t-elle sur quoi ? Il arrive mainte fois que nous nous interrogeons sur le sens de notre vie, sa destination. Il nous arrive que nous hésitons si Jésus est vraiment le «Notre Sauveur ». Pourtant, il nous l’a déjà expliqué de façons différentes, que ce soit à travers la prédication du prêtre, la catéchèse reçue, le témoignage des fidèles, que ce soit en lisant La Sainte Ecriture, que ce soit tout simplement en se demandant qui sont ces fidèles qui se réunissent autour de la table eucharistique…

Jésus s’explique : « Mes brebis écoutent ma voix; moi, je les connais, et elles me suivent. » La voix du berger parle, elle est reconnue par ses brebis. Notre berger nous tient et il nous protège. Il connaît ses brebis et ses brebis écoutent sa voix. Il parle et il agit auprès de ceux qui croient en lui en révélant la présence bienveillante du Père.

Tout comme aujourd’hui, des brebis adhèrent, d’autres refusent de croire. Dieu veut que toute l’humanité croie et soit sauvée. Mais qui est capable d’accueillir cette grâce ? Seule la foi rend l’homme capable de reconnaître Jésus-Christ comme Fils de Dieu. La foi nous entraîne à rechercher Jésus dans la prière. La foi mène à fréquenter Jésus dans la prière. Oui, la prière, c’est la fréquentation de Jésus, qui nous aime et nous emmène au Père.

Père Jean François RANDIMBIARISON

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